French Walking Tour and Biographies

Présence francophone

Présence francophone Le Fort Victoria fut construit en 1843 par la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) . Plusieurs raisons politiques ont motivé cette décision, dont le besoin du gouvernement britannique de conserver sa colonie de l’Île de Vancouver. Plus de 60% des employés, des ‘’engagés’’ étaient francophones. Les officiers (employés de grade supérieur) étaient majoritairement bilingues. La façon de faire de ces Voyageurs étaient bien différente de celle des marchants de fourrures anglophones. Les Voyageurs se déplaçaient et allaient chercher les ‘’pelletries’’ plutôt que d ’attendre qu’on les leur amène. C’est ce qui a fait la réussite de la CBH, lui permettant de faire une compétition féroce aux autres compagnies dans la traite des fourrures. Ces hommes rudes trouvaient souvent femmes dans les villages indigènes qu’ils visitaient. On retrouve encore des noms francophones parmi les nations autochtones de la Colombie-Britannique. Très tôt, les religieux et religieuses de toute congrégation sont venus en cette terre comme missionnaires, pour évangéliser et acculturer les peuples ayant vécu ici depuis plus de 10,000 ans. C’est au nom et avec la bénédiction du gouvernement britannique, de la Reine Victoria, dont James Douglas était le représentant tout puissant, que la colonisation a pu se faire.

Les francophones ont tenu un rôle important dsans le processus de colonisation de l’Ouest canadien. Plusieurs de ceux-ci ont fait l’histoire de Victoria, et de la Colombie-Britannique. Ces hommes et ces femmes ont laissé leur marque; certains sont repartis et ont fini leurs jours ailleurs, comme Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière, lieutenantgouverneur de la province de 1900 à 1906; comme Marie Mainville, femme de tous les talents et de toutes les responsabilités qui est venue avec le premier contingent des Sœurs de la Congrégation de Sainte-Anne en 1858. Au cours des années, les défis ont changé. Les nouveaux arrivants francophones ont œuvré pour garder leur foi, leur langue et leurs droits. Aujourd’hui ville cosmopolite, Victoria abrite une communauté francophone vibrante, continuellement renouvelée par l’arrivée de familles des Forces armées canadiennes et de gens de tous les pays venant vivre l’expérience canadienne. La visite que nous vous proposons aujourd’hui ne fera qu’un survol très limité des tombes des francophones enterrés dans ce cimetière. Le premier cimetière non-indigène fut celui des employés de la CBH et de leurs familles (Coin Douglas et Johnson). En 1855, ce cimetière fut fermé, et on consacra celui de Old Burying Grounds (Pioneer Square). Plus de 1300 personnes y furent inhumées. La place vint à manquer et c’est en 1873 que les premiers enterrements furent faits au Ross Bay Cemetery. Le vieux cimetière fut laissé à l’abandon, avec les problèmes de vandalisme et de décrépitude qui s’en suivirent. Plusieurs stèles en bois furent la proie des flammes. Ce n’est qu’en 1903 que la Ville de Victoria prit les choses en main et en fit un parc. Certaines tombes furent déplacées à Ross Bay, mais pas toutes. L’association historique francophone de Victoria vous offre une visite auto-guidée des tombes de quelques uns des francophones enterrés au Cimetière de Ross Bay, Victoria, C.-B. Pour plus d’information sur les personnages mentionnés sur ce dépliant, visitez la section ‘’Sites’’ de notre page internet au ahfv.org Présence francophone Le Fort Victoria fut construit en 1843 par la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) . Plusieurs raisons politiques ont motivé cette décision, dont le besoin du gouvernement britannique de conserver sa colonie de l’Île de Vancouver. Plus de 60% des employés, des ‘’engagés’’ étaient francophones. Les officiers (employés de grade supérieur) étaient majoritairement bilingues. La façon de faire de ces Voyageurs étaient bien différente de celle des marchants de fourrures anglophones. Les Voyageurs se déplaçaient et allaient chercher les ‘’pelletries’’ plutôt que d ’attendre qu’on les leur amène. C’est ce qui a fait la réussite de la CBH, lui permettant de faire une compétition féroce aux autres compagnies dans la traite des fourrures. Ces hommes rudes trouvaient souvent femmes dans les villages indigènes qu’ils visitaient. On retrouve encore des noms francophones parmi les nations autochtones de la Colombie-Britannique. Très tôt, les religieux et religieuses de toute congrégation sont venus en cette terre comme missionnaires, pour évangéliser et acculturer les peuples ayant vécu ici depuis plus de 10,000 ans. C’est au nom et avec la bénédiction du gouvernement britannique, de la Reine Victoria, dont James Douglas était le représentant tout puissant, que la colonisation a pu se faire. L’Association historique francophone de Victoria a pour mandat de préserver et de faire connaître l’histoire francophone de la capitale de la Colombie-Britannique. Vous trouverez sur notre site internet, de l’information sur l’histoire, des biographies des personnages marquants ainsi que les textes intégraux des deux volumes: Présence francophone à Victoria, C.-B. (Tomes I et II) Pour nous joindre:

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Francophones enterrés au cimetière de Ross Bay

1. Les Sœurs de la Congrégation de Sainte-Anne La rangée 53 est au centre et les lots vont de 50 à 60 Cinq femmes, quatre religieuses et une laïque quittèrent Montréal en 1858 pour venir faire leur travail de missionnaire auprès des enfants des employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson, à la demande de l’évêque Modeste Demers. Dès leur arrivée elles commencèrent à enseigner, mais aussi à soigner les malades et les mourants et à s’occuper des nécessiteux. Elles commencèrent la construction de l’Académie Sainte-Anne en 1871; au fil des années, plusieurs bâtiments s’ajoutèrent. Elles créèrent la première école d’infirmière, l’école commerciale, et leur académie devint une des plus recherchée dans le monde britannique. Au cours des années, plus de 30,000 étudiants, la presque totalité des jeunes filles, étudièrent au sein de cette institution de renommée internationale. Toutes devaient apprendre le français et participer aux rituels catholiques.

2. Sœur Marie-Osithe-Élizabeth Labossière U61 E53 Sœur Marie-Osithe est née à Sorel au Québec en 1867. Elle fut assignée, en 1897, à l’Académie SteAnne de Victoria. Osithe est reconnue comme une peintre à l’huile, une aquarelliste ainsi que comme peintre sur porcelaine, calligraphe, photographe, menuisière et architecte. Elle dessina une section du Little Flower Academy à Shaughnessy Heights, à Vancouver. En 1932-1933, elle supervisa la construction du Bulkey Valley Districk Hospital à Smithers. Elle dessina une aile de l’hôpital St-Joseph de Victoria et la résidence des infirmières. Elle supervisa aussi la construction du gymnase et de la cuisine de l’Académie Ste-Anne de la rue Humboldt, en 1922.

3. Les Soeurs Angèle Gauthier (Marie-AngèleU61W55 ), Virginie Brassard (Marie-LuménaU56W52 ), Marie Lane (Marie-de-la-ConceptionU56W52 ) Ces femmes firent partie du premier contingent de religieuses qui vinrent à Victoria. Lors de leur arrivée en juin 1858, la ruée vers l’or du Fraser battait son plein. Au lieu des quelques employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de leur famille, elles se trouvèrent plus de 20,000 hommes venus chercher fortune. Héritant d’une cabine en mauvais état sur les abords de l’actuel Beacon Hill Park, elles durent rapidement adapter leur curriculum aux enfants laissés en leur charge: enfants métis, indigènes, d’ascendance européenne, afro-américains, de toutes les classes sociales et parlant toutes les langues. Elles hébergeaient aussi les orphelins.

4. Auguste Joseph Brabant U51E51 Né en Belgique en 1845, l’homme vint pour ‘’les missions’’ sur l’Île de Vancouver en 1869. Il enseigna au Collège St-Louis de Victoria jusqu’en 1874. Assigné par la suite sur la côte ouest de l’île il fonda la mission d’Hesquiat. Il tint un journal dans lequel il décrivit les coutumes des peuples qui l’hébergeaient. Ses écrits anthropologiques sont encore aujourd’hui étudiés, bien que les cultures décrites le sont à travers la lentille de la religion catholique et de la propension de cette dernière à considérer les autres croyances comme menant directement en enfer.

5. Joseph Leterme U42E52 Il était le directeur du Collège St-Louis, et Vicaire général du diocèse de Victoria. Il fut responsable de la construction de 4 églises: Otter Point, Metchosin, Langford et Strawberry Vale.

6. Harold Heard U41W50 Né en Angleterre, il étudia en Europe. Missionnaire en Afrique (Sierra Leone, Cameroun) entre 1943 et 1978, il fût curé de la paroisse St-Jean-Baptiste en 1978-79 puis de nouveau de 1984 à 1998. Bien qu’anglophone de naissance, il est considéré comme un acteur important dans la francophonie.

7. André Dion U41E48 Mgr De Roo réquisitionna le père Heard pour d’autres tâches et nomma André Dion comme curé de la paroisse St-Jean-Baptiste, où il oeuvra de 1979 à 1984. Il était auparavant vicaire à Maillardville de 1958 à 1962, dans la paroisse Notre-Dame-DeLourdes.

8. Laurette Laplante-Agnew U30W48 Membre active du Club canadien français de Victoria depuis le début des années ’80, elle a occupé le poste de secrétaire sur le CA de 1982 à 1984 et est demeurée conseillère en 1985. Elle a encouragé la conversation en français au Centre des personnes âgées de Syndey. Co-fondatrice de l’AHFV, elle fut la première archiviste de cette association et la fondatrice de la maison d’édition Laplante-Agnew pour faciliter la publication d’oeuvres d’auteurs locaux. Pendant 20 ans, elle a agi avec ténacité à la promotion de l’histoire des francophones du Grand Victoria par des interventions variées en milieu anglophone.

9. Arthur et Élia Robillard V 28/29 E49 Arthur Robillard fonda une entreprise de jardinage et d’aménagement paysager. Son excellent travail lui permit de se faire engager par les familles les plus en vues de Victoria: les McBride, Pemberton, Agnew, Arbutnot, Ker et Rithet. Il créa aussi le côté ouest du ‘’SUNKEN GARDEN’’ au Jardin Butchard. Son fils Raoul fut remarqué par Samuel Maclure, avec qui il étudia l’architecture paysagère. Comme plusieurs femmes de cette époque, Élia se lança en affaires. Elle devint traiteur, et son talent en cuisine fut vite remarqué par la haute société.

10. Gérald Ricard et Madeleine Cartier W16E47 Cité comme un des ‘Outstanding Educators of America’ en 1974-75, le Docteur Ricard détient ses titres académiques des universités de Seattle, de Washington, de Paris-Sorbonne et de Sussex. À Victoria, il est le Chef de Bureau et Assistant de Mgr De Roo pour l’administration et 1es finances. Bénévole sur plusieurs comités, Madeleine a été investie comme Dame de L’Ordre Équestre du Saint Sépulchre de Jérusalem. Gérald fut adoubé Chevalier de l’Ordre Équestre du Saint Sépulchre de Jérusalem puis Chevalier-Commandeur.

11. Philibert Montbar-C30E26 Philibert Alphonse, Vicomte de Turgon Montbar, noble et poète. Né en France, il fit partie de l’entourage de Charles X. En 1851, il se rendit en Californie, croyant y faire fortune. Il vint à Victoria avec la ruée de l’or en 1858. En froid avec l’Église catholique, qu’il critiquait ouvertement, il fut excommunié. À son décès, les méthodistes qu’il avait rejoints et les catholiques se disputèrent le droit de l’enterrer… Les catholiques gagnèrent l’honneur.

12. Léon Morel(le) C22W24 Employé de la Compagnie de la Baie d’Hudson, il est le symbole même de cette trempe d’hommes qu’étaient les Voyageurs. Trappeur, Voyageur, Voltigeur et finalement fermier, il a touché à tous les métiers. Il a construit des forts et des ponts et a suivi James Douglas dans plusieurs de ses aventures. Marié au moins 3 fois à des femmes indigènes, il a eu plusieurs enfants dont la majorité est décédée en bas âge. Au décès de son épouse Adélaïde, les Sœurs de Sainte-Anne prirent ses filles en charge comme ‘’orphelines’’.

13. Auguste et Antoinette Borde M74/75 EH Née en France elle migra à San Francisco, puis à Victoria en 1858. Elle eut 5 enfants. Veuve en 1861, elle ouvrit une buanderie, puis une boutique de dentelle où tout le travail était fait main par ses employées. Elle avait comme clients les mieux nantis de la ville. Auguste, l’un de ses fils fut chef des pompiers et travailla pendant plus de 25 ans comme collecteur de facture d’eau. Il est le fondateur du Knights of Pythias Lodge et l’un des plus anciens membres du A.O.U.W (Ancient order of united workmen).

14. Yvonne Pettibeau G71W14 Elle fût une des premières françaises à arriver à San Francisco où elle ouvrit une école pour jeunes filles. Engagée par Modeste Demers, elle fut enseignante à l’Académie Ste-Anne dès ses débuts; en 1859, elle ouvre sa propre école sur la rue Fort, où on enseignait le français et la musique. Elle a été membre de l’Hôpital français fondé par Jules Rueff et Sosthèmes Driard (Société de bienfaisance et de secours mutuel).

15. Amélia Douglas Mieux connue comme l’épouse de James Douglas, Amélia est née d’un père irlandais-québécois William Connolly, un commerçant pour le compte de la Compagnie du Nord-Ouest, et de Miyo Nipiy (fille d’un chef cri du Manitoba). À l’âge de seize ans elle épouse James Douglas. Lorsque celui-ci assassine un indigène et profane son cadavre, Amélia le sauve d’une mort certaine en négociant avec les proches de la victime. Plus tard, à Victoria, Amélia devient infirmière et sage-femme. Elle portera le titre de Lady Douglas… la femme sans qui le succès de CBH aurait été compromis!

16. Susette Lagacé-Work John Work fut un des employés marquants dans le succès de la CBH. Il a laissé des cahiers remplis de notes anthropologiques. Suzette était une métis de la nation Spokane. Elle accompagna son conjoint durant plusieurs de ses expéditions. Elle fut la mère de 11 enfants vivants. John l’épousa officiellement en 1849, après 23 ans de vie commune. Elle parlait français, son père étant un Voyageur pour la CBH.

FRANCOPHONES IN VICTORIA

Fort Victoria was built in 1843 by the Hudson’s Bay Company (HBC). There were several political reasons for this decision, including the British government’s need to maintain its colony on Vancouver Island. More than 60% of the employees were Francophones. The majority of officers (high-ranking employees) were bilingual. The way these “Voyageurs” or travellers worked was quite different from their Anglophone fur traders counterparts. The Voyageurs went looking for pelts rather than waiting to receive them from someone else. This guaranteed the success of the HBC, allowing it to dominate a very competitive market. These rough, simple men often found wives in the Indigenous villages they visited. Francophone names are still found today among the Indigenous people of British Columbia. Early on, the missionaries of all faiths came to this land seeking to convert and acculturate the people who had lived here for over 10,000 years. Colonization greatly expanded with the approval of the British government and Queen Victoria’s allpowerful representative, James Douglas. Francophones played an important role in the colonizing process in the Canadian West.

Francophones are an integral part of the history of Victoria and British Columbia. These men and women left their mark; some did not stay and ended their days elsewhere, such as HenriGustave-Joly-de-Lotbinière, Lieutenant Governor of the province from 1900 to 1906, and Marie de Mainville, a multi-talented manager who came with the first contingent of Sisters of the Congregation of Saint Anne in 1858. Over the years, the challenges evolved. The new Francophone arrivals worked to keep their faith, their language, and their rights. A cosmopolitan city today, Victoria has a vibrant Francophone community, continually renewed by the arrival of families from the Canadian Armed Forces and from people wanting to live the Canadian experience. The tour suggested in this brochure will provide only a limited overview of the graves of the Francophones buried in this cemetery. The first non-Indigenous cemetery was created for the employees of the HBC and their families (at the corner of the current Douglas and Johnson Streets). In 1855, that cemetery was closed and the one at the Old Burying Grounds (Pioneer Square) was consecrated. More than 1300 people were laid to rest there. With limited room in the Old Burying Grounds, in 1873 the first burials took place at Ross Bay Cemetary. The old cemetery was abandoned, leading to vandalism and disrepair. Several of the wooden headstones were victims of fire. It was only in 1903 that the City of Victoria took charge and made the site a park. Some of the graves were moved to Ross Bay, but not all.

L’Association historique francophone de Victoria has a mandate to preserve and make available to all the history of francophones in British-Columbia Capital. You will find on our web site information on history, the biographies of some of the more important historical caracters as well as the integral texts of our 2 books: French Presence in Victoria, (Volumes I and II)

To contact us: ahfv.org 2-1218 Langley, Victoria ahfvic@yahoo.ca

Francophones Buried in ross Bay cemetery

1.The Sisters of the Congregation of Saint Anne (Row 53 is in the centre and the lots go from 50 to 60.) Five women, four nuns and one lay sister, left Montreal in 1858 to pursue their missionary work teaching the children of Hudson’s Bay Company employees at the behest of Bishop Modest Demers. From the moment they arrived, they began to teach, but also to care for the sick and dying as well as those in need. They began the construction of Saint Ann’s Academy in 1871; over time, several buildings were added. They created the first nursing school, a business school, and their academy became one of the most sought-after in the British world. Over the years, more than 30,000 students, almost all young girls, studied in this internationally known institution. All students had to learn French and participate in Catholic ritual.

2. Sister Marie-Osithe (Élizabeth Labossière) U61 E53 Sister Marie-Osithe was born in Sorel, Québec in 1867. She was assigned to Saint Ann’s Academy in Victoria in 1897. Osithe is recognized for her oil paintings, watercolours, as well as her painting on porcelain, her calligraphy, photography, woodworking and architecture. She designed a section of the Little Flower Academy in Shaughnessy Heights, in Vancouver. In 1932-1933, she supervised the construction of the Bulkey Valley District Hospital in Smithers. She designed a wing of St. Joseph’s Hospital in Victoria and the nurses’ residence. She also supervised the construction of the gymnasium and the kitchen of Saint Ann’s Academy on Humboldt St. in 1922.

3.Sisters Angèle Gauthier (Marie-Angèle U61W55 ), Virginie Brassard (Marie-Luména U56W52 ), Marie Lane (Marie-de-laConceptionU56W52 ) These women were part of the first contingent of nuns to come to Victoria. When they arrived in June 1858, the Fraser gold rush was in full swing. Instead of a few employees of the Hudson’s Bay Company and their families, they found more than 20,000 fortune hunters. Having inherited a cabin in poor condition on the edge of the current Beacon Hill Park, they had to adapt their curriculum quickly to suit the children left in their charge: Métis and Indigenous children, children of European heritage, AfricanAmericans, of all social classes and speaking many languages. The sisters also cared for orphans.

4.Auguste Joseph Brabant U51E51 Born in Belgium in 1845, Brabant came as a missionary to Vancouver Island in 1869. He taught at the Collège St-Louis de Victoria until 1874. Assigned next to the west coast of the Island, he founded the Hesquiat mission. He kept a journal in which he described the customs of the people who housed him. His anthropological writings are still studied today, although the cultures described are treated from the perspective of the Catholic religion and its tendency to consider other beliefs as a pathway to hell.

5. Joseph Leterme U42E52 He was the director of the Collège St-Louis, and Vicar General of the diocese of Victoria. He was responsible for the construction of four churches: Otter Point, Metchosin, Langford, and Strawberry Vale.

6. Harold Heard U41W50 Born in England, Heard studied in Europe. A missionary in Africa (Sierra Leone, Cameroun) between 1943 and 1978, he was the parish priest of the St. Jean-Baptiste parish in 1978- 79 and then again from 1984 to 1998. Although Anglophone by birth, he is considered an important member of the Francophone community.

7. André Dion U41E48 Bishop De Roo assigned Father Heard to other duties and named André Dion as parish priest of the St. Jean-Baptiste parish, where he worked from 1979 to 1984. He was formerly vicar at Maillardville from 1958 until 1962, in the NotreDame-De-Lourdes parish.

8. Laurette Laplante-Agnew U30W48 An active member of the Club canadien-français de Victoria since the beginning of the 1980s, she held the position of secretary on the Board of Directors from 1982 to 1984, remaining a Board member in 1985. She was a champion of French conversation at the Sidney Seniors’ Activity Centre. Co-founder of the Association historique francophone de Victoria, she was its first archivist, and she founded the Laplante-Agnew publishing house in order to publish local Francophone authors. For over 20 years, she promoted the Francophone history of Greater Victoria thanks to a variety of presentations for the Anglophone community.

9. Arthur et Élia Robillard V28/29 E49 Arthur Robillard founded a gardening and landscaping business. Thanks to his excellent reputation, he was hired by the most fashionable families of Victoria: the McBrides, Pembertons, Agnews, Arbutnots, Kers, and Rithets. He also created the west side of the “Sunken Garden” at Butchart Gardens. His son Raoul drew the attention of Samuel Maclure, with whom he studied landscape architecture. Like many women at the time, Élia also started a business. She became a caterer, and her cooking talent was appreciated by Victoria’s high society.

10.Gérald Ricard and Madeleine Cartier W16E47 Named one of the “Outstanding Educators of America” in 1974-75, Dr. Ricard was a graduate of Seattle University, the University of Washington, l’Université de Paris-Sorbonne, and the University of Sussex. In Victoria, he was the chief of staff and assistant to Bishop De Roo for administration and finance. A volunteer on several committees, Madeleine was invested as Dame de L’Ordre Équestre du SaintSépulchre de Jérusalem. Gérald was knighted as Chevalier de l’Ordre Équestre du Saint-Sépulchre de Jérusalem, then Chevalier-Commandeur.

11. Philibert Montbar C30E26 Philibert Alphonse, Vicomte de Turgon Montbar, was an aristocrat and poet. Born in France, he was a member of Charles X’s entourage. In 1851, he made his way to California, hoping to make his fortune there. He came to Victoria during the Gold Rush in 1858. Having fraught relations with the Catholic Church, which he criticized openly, he was excommunicated. Upon his death, the Methodist Church he had joined and the Catholics argued over the right to bury him. The Catholics won that honour.

12. Léon Morel(le) C22W24 As employee of the Hudson’s Bay Company, he is the very symbol of the Voyageur, the type of jack-of-alltrades who was a trapper, traveller, “voltigeur,” and finally a farmer. He constructed forts and bridges, following James Douglas in several of his adventures. Married at least three times to Indigenous women, he fathered several children, the majority of whom died in infancy. On the death of his wife Adélaïde, the Sisters of Saint Anne took charge of the remaining children as “orphans”.

13.Auguste et Antoinette Borde M74/75 EH Born in France, Antoinette migrated to San Francisco, then to Victoria en 1858. She had five children. A widow in 1861, she opened a laundry, then a lace shop, where all the work was done by hand by her employees. Among her clients were the elite of Victoria. Auguste, one of her sons, was the fire chief and worked for over 25 years as a bill collector for the water company. He is the founder of the Knights of Pythias Lodge and one of the longest-serving members of the A.O.U.W (Ancient Order of United Workmen).

14. Yvonne Pettibeau-G71W14 She was one of the first French women to arrive in San Francisco where she opened a school for girls. Hired by Modeste Demers, she then taught at Saint Ann’s Academy from its inception; in 1859, she opened her own school on Fort Street where she taught French and music. She was a member of the French Hospital founded by Jules Rueff and Sosthèmes Driard (Société de bienfaisance et de secours mutuel).

15. Amelia Douglas Best known as the wife of James Douglas, Amelia was born to Irish-Quebecer William Connolly, a businessman who worked for the Northwest Company, and Miyo Nipiy, daughter of a Cree chief from Manitoba. At the age of 16, Amelia married James Douglas. When Douglas assassinated an Indigenous man and desecrated his corpse, Amelia saved him from certain death by negotiating with the victim’s relatives. Later, in Victoria, Amelia became a nurse and midwife. She was given the title Lady Douglas— the woman who guaranteed the success of the Hudson’s Bay Company!

16. Susette Lagacé-Work John Work was one of the most important employees in the history of the HBC. He left notebooks full of anthropological observations. Susette was a Metis of the Spokane Nation. She accompanied her partner during several of his expeditions. She was the mother of 11 children who survived to adulthood. John married her officially in 1849, after 23 years living together. She spoke French, her father having been a Voyageur for the HBC.

New Marker for Leon Morel was a joint project completed in 2020.